Quand l’art rencontre l’immobilier

Dossier

Le 9 Novembre 2017

Associer l’art et l’immobilier, deux milieux en apparence si opposés, pourrait sembler incongru. Le premier semble guidé par les émotions quand le second l’est par la raison. Pourtant, ces deux univers sont plus proches qu’il n’y paraît. L’un peut même parvenir à sublimer l’autre.

 

Des marchés similaires

Tout comme une œuvre d’art, un bien immobilier est unique. Il est recherché pour son cachet, un style architectural, voire une patte de designer qui s’apparente à celle de l’artiste. De plus, l’achat d’un bien immobilier est souvent motivé par un coup de cœur : parce qu’on se projette dans l’un plutôt que l’autre, ou parce qu’on y décèle une aura particulière. Plus que de simples murs, les biens immobiliers sont des lieux de vie. Mais si l’émotion est un facteur important, la raison peut également motiver l’achat. Ainsi, la configuration d’un immeuble, sa localisation ou encore son exposition au soleil sont autant de critères qui orientent le choix des acheteurs. L’art peut alors être considéré comme un placement stratégique de la même manière que l’immobilier. Le marché de l’art s’étant considérablement démocratisé, de plus en plus d’acheteurs investissent dans les œuvres d’artistes cotés comme valeur sûre de rentabilité. Et cela porte ses fruits : ce marché se porte en effet mieux que la Bourse depuis une quinzaine d’années. Par ailleurs, dans l’immobilier comme dans l’art, il n’existe pas de marché unique. La façon de vendre une œuvre d’art ou un immeuble sera complètement différente selon de nombreux critères. Ainsi, le marché immobilier se divise en une multitude de sous-marchés spécifiques : le neuf, l’ancien, les biens de luxe… mais il a aussi ses spécificités en fonction de la zone géographique concernée. Enfin, dans ces deux domaines, la valeur des biens est définie par des intermédiaires : galeristes dans un cas, agents immobiliers dans l’autre. Ils ont pour rôle d’estimer les biens à leur juste valeur, d’en faire la promotion et d’assurer que l’offre et la demande se rencontrent.

Une tendance émergente

Ce n’est donc pas un hasard si la présence d’œuvres d’art, autrefois réservée aux biens les plus chers et les plus luxueux, s’est aujourd’hui largement démocratisée. Jusqu’à devenir la règle. Une charte « un immeuble, un œuvre » créée en 2015 par la Ministre de la Culture Fleur Pellerin a été signée par 13 acteurs majeurs de l’immobilier. Cette charte les engage à insérer une œuvre d’art dans chaque programme de construction ou de rénovation d’immeuble mis en place.

Du côté des acheteurs, la demande est de plus en plus forte concernant la présence d’art dans les logements, car elle apporte à ces derniers une plus-value non négligeable. Les promoteurs suivent donc cette tendance pour répondre à une demande croissante, qui ne concerne plus uniquement les marchés du luxe ou du haut de gamme, mais s’est désormais étendue au marché immobilier dans son ensemble.

Emerige, groupe immobilier basé à Paris, revendique ainsi son soutien à la culture en intégrant une œuvre d’art contemporain dans chaque immeuble construit ou rénové et en encourageant les initiatives de jeunes artistes. Une façon de créer du lien social et d’offrir de la visibilité aux étoiles montantes.

L’exemple d’Arioste

Le respect de l’histoire des bâtiments est au cœur de la vision d’Arioste. Allier patrimoine et modernité fait partie de sa vision pour mener des projets de rénovation qui correspondent réellement aux attentes de ses clients.

En intégrant une œuvre originale d’art contemporain à chacun de ses projets, Arioste donne une nouvelle dimension à la rénovation immobilière. Et la société n’a pas attendu l’obligation légale pour prendre le parti d’associer art et immobilier. Cette ambition, qui date des débuts de la société, vise également à rendre la culture accessible à tous, à travers l’insertion d’œuvres dans les immeubles d’habitation et de bureaux.

Depuis de nombreuses années, Arioste prend ainsi l’engagement d’ajouter une œuvre d’art originale à chaque réhabilitation pour symboliser l’esprit du bâtiment rénové. Car au-delà d’une plus-value purement financière, l’art contribue à construire une identité forte pour le bâtiment. La présence d’une œuvre fait vivre le lieu rénové, lui confère une âme, permettant de mieux s’y projeter. Le choix des créations originales révèle un parti-pris rendant chaque projet vraiment unique.