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Faites entrer la lumière naturelle dans vos bâtiments !

La lumière naturelle est une ressource gratuite et nécessaire. Elle est aussi variable, dans son intensité comme dans son inclinaison. L’utiliser constitue donc un impératif et nécessite une importante réflexion. La bonne conception d’un bâtiment associée à une gestion ajustée doit assurer confort et économie d’énergie.

La lumière naturelle, un impératif à prendre en compte

 

Un besoin réglementaire

Dans le domaine de l’immobilier d’entreprise, l’éclairage naturel fait l’objet de textes spécifiques. Ils viennent en appui de la réglementation liée à la luminosité des postes de travail, et apportent quelques obligations supplémentaires qu’il convient de considérer au moment des aménagements. Le Code du travail (art. R. 4213-2) définit ainsi deux exigences principales :

 

– les bâtiments doivent être conçus pour que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l’éclairage des locaux affectés au travail

– les locaux affectés au travail doivent comporter à hauteur des yeux des baies transparentes donnant sur l’extérieur

Les entreprises dont la nature technique des activités s’oppose à ces obligations n’y sont toutefois pas tenues.

 

Les études internationales préconisent pour des raisons de santé, de productivité et des raisons énergétiques un niveau d’éclairage naturel minimum de 300 lux, durant 50% du temps. Ces études ont été prises en compte dans les travaux préparatoires pour la future norme européenne PR NF EN 17037, qui ne devrait être publiée que courant juin 2018.

 

Ces textes étant peu spécifiques ou encore en conception, ce ne sont pas eux qui dictent les choix au moment d’une rénovation et d’un aménagement intérieur. Les besoins à prendre en compte sont davantage liés à l’économie d’énergie, bien sûr, mais aussi aux partis pris architecturaux et au bien-être des usagers.

 

La lumière naturelle pour économiser l’énergie

Du point de vue de la consommation énergétique, l’avantage de la lumière naturelle est évident : elle ne coûte rien et, en ce sens, permet des économies qui peuvent être importantes, notamment dans le cas de grands espaces de travail ouverts (open space).

 

Même si elle ne fixe pas de niveau minimal de lumière, la dernière réglementation thermique en date, la RT 2012, encourage d’ailleurs l’utilisation de la lumière naturelle. L’augmentation des apports en lumière naturelle améliore le bilan énergétique obtenu par simulation thermique dynamique du local de 20 à 60 % selon les zones climatiques.

 

Bureaux rénovés

 

Pour ce faire, il existe quelques principes simples :
– opter pour de larges baies vitrées plutôt que de multiplier les ouvertures de faibles dimensions

– travailler la forme, la position, le matériau de ces ouvertures, afin d’optimiser la transmission de lumière

– disposer d’une hauteur sous plafond conséquente (et d’ouvertures adaptées) afin de permettre à la lumière de diffuser le plus loin possible dans les espaces de travail

– limiter la profondeur des pièces en n’espaçant pas deux façades de plus d’une vingtaine de mètres

 

Dans le cadre de la réhabilitation d’un bâtiment existant, cette dernière préconisation est parfois impossible à suivre. Dans ce cas, l’utilisation de puits de lumière, d’atriums ou de tout autre dispositif permettant à la lumière d’entrer dans le bâtiment (bandeaux vitrés, lanterneaux, coupoles ou sheds) peut être envisagée.

 

Quoi qu’il en soit, il convient de trouver un compromis entre l’apport de lumière naturelle et l’isolation thermique.

 

Confort thermique et bien-être

La problématique est surtout valable en été, au moment où de larges ouvertures peuvent nuire au confort des utilisateurs d’un bâtiment. D’un côté, la volonté de réduire la chaleur accumulée par les surfaces vitrées, de l’autre le besoin de lumière naturelle.

 

L’utilisation d’un double vitrage basse émissivité offre une transmission lumineuse de 75%. Un bon compromis face au simple vitrage, qui laisse passer 90% de la lumière, mais aussi bien plus de chaleur. Les vitrages spéciaux prévus pour éviter la surchauffe en été peuvent en revanche bloquer près de 70% de la lumière. C’est trop pour un éclairage basé en grande partie sur l’éclairage naturel.

 

Finalement, l’utilisation de protections adaptatives types persiennes, stores ou volets paraît plus adaptée. Cela l’est d’autant plus que ces solutions répondent (en partie) à la problématique de l’éblouissement, à laquelle le législateur est particulièrement attentif.

 

Aménagement : prendre en compte la lumière

La gestion de l’apport extérieur de lumière est une chose, l’exploitation de cette dernière au sein du bâtiment en est une autre. La pénétration de la lumière du jour dans les locaux va dépendre des choix d’aménagement intérieur. Un enjeu complexe, du fait de l’inhomogénéité de la source.

 

Réhabilitation bureaux

 

Disposer de grandes fenêtres aux bons endroits ne sert à rien si le flux de lumière est coupé par de grandes cloisons opaques. La pénétration de la lumière naturelle dans la profondeur des locaux s’obtient avec de grands espaces de travail compartimentés par des cloisons basses ou vitrées.

 

Ces parois transparentes sont parfois colorées, préservant ainsi une intimité partielle et apportant une touche de personnalisation et de chaleur.

 

Une teinte qui, cependant, doit rester mesurée, afin de ne pas trop faire obstacle à la lumière. Dans le même esprit, il vaut mieux privilégier les matériaux et peintures clairs pour l’aménagement des plateaux. Tables, murs et plafonds se comportent en effet comme des sources secondaires et ont un rôle à jouer dans l’uniformité de la luminosité. Attention également à ne produire que des surfaces non brillantes, afin de ne pas générer des éblouissements évitables.